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15 octobre 2006

Olivier Auriac : « Je ne suis pas inquiet du tout »

 

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Longtemps on avait connu Olivier Auriac malchanceux sur ses frappes lointaines qui étaient souvent renvoyées par les montants. Cette fois-ci, la frappe lourde du milieu brestois a fait mouche et rapporte un point précieux dans l’escarcelle stadiste dans l’optique du maintien. Au vu des résultats de vendredi soir, le gain est réel mais encore insuffisant pour sortir de la tête de l’eau. Afin de naviguer dans des eaux plus paisibles, les Brestois vont devoir apprendre à ne plus se mettre en danger.

Olivier, le scénario du match offre un épilogue heureux avec votre but tardif mais Brest n’a pas encore maîtrisé son match. Quel bilan pouvez-vous tirer de cette soirée ?

« Je n’ai pas tapé le poteau cette fois ! (rires) Je me suis surtout appliqué à cadrer, après elle est déviée par un défenseur et elle fuit un peu le gardien pour finalement rentrer. C’est bien pour moi mais surtout pour l’équipe.
Nous savions qu’a 0-0 ce serait difficile face à cette grosse équipe bien rôdée tactiquement. Après ce but d’entrée de jeu, nous n’avons pas baissé les bras, nous avons trouvé des décalages sur le côté pour apporter le danger. Finalement, nous n’avons eu pas mal d’occasions, dommage que nous n’égalisions pas en première mi-temps, cela aurait certainement changé l’issue du match. Après la pause, nous sommes rentrés avec le contre coup de la fatigue de la première mi-temps. On a voulu revenir tout de suite mais en face, ils ont bien joué le coup car nous nous trouvions moins facilement et du coup nous perdions patience. Finalement, l’important c’est d’être revenu au score et de ne pas avoir perdu. »

 

Il faut dire qu’Amiens a fait valoir de belles qualités avec notamment les remuants Kinkela et Giresse. On a senti l’équipe manquer de rythme. Est-ce dû à cette coupure de quelques jours ?

« Kinkela, nous savions qu’il allait très vite, on savait aussi que Giresse était très adroit. A chaque fois qu’ils ont été dangereux c’est quand nous jouions à découvert. Une fois que nous étions bien en place, ils ne nous ont plus mis en danger. Ils aiment le contre, ça s’est vu. Nous stagnons un peu au classement, nous devrions être un peu plus haut. Nous avons manqué de rythme avec cette mini trêve pour leur faire plus mal. Maintenant, le calendrier est comme cela, nous ne choisissons pas. Nous ne perdons toujours pas, cela fait maintenant six matchs, c’est toujours ça, mais il devient urgent de gagner pour engranger des points et remonter au classement. »

 

Peut-être une réaction à Châteauroux vendredi prochain alors ?

« Oui, ça serait pas mal, eux sont bien placés, ils ont gagné à Bastia, et ils devront faire le jeu face à nous ce qui n’est jamais facile. Nous allons là bas, déjà pour essayer de ne pas perdre, et, si possible, pour réaliser un gros coup. Quand on regarde ce que l’on fait depuis le début de saison, ce n’est pas si mal. Notre jeu se met doucement en place mais les gens sont impatients, ils veulent des victoires tout de suite, mais franchement, je ne suis pas inquiet, sur ce que j’ai vu hier. C’est vrai que les gens retiendront surtout le but à la première minute que nous encaissons plutôt que notre égalisation. Mais sur l’ensemble du match, il y a une occasion pour Jawad El Hajri, une pour Richard Socrier puis une autre pour Mathieu Bochu, ça fait quand même pas mal de situations chaudes. Nous devons enfoncer le clou en étant plus méchant devant le but, et puis aussi, arrêter ces petites erreurs dans le jeu défensif qui nous font mal. Je le répète, je ne suis pas inquiet du tout. »

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